reconstitution filmée (2me partie)

 

Reconsitution filmée (première partie)

 

Forêt de Hürtgen Mini-trip à la frontière Belgo-Allemande

MINITRIP DANS  LA REGION DE LA FORET DE HURTGEN A LA FRONTIERE BELGO-ALLEMANDE
 
Non loin de la frontière belgo-allemande, vous avez l’opportunité de visiter l’un des champs de bataille les plus méconnus de la seconde guerre mondiale lors d’un minitrip d’une journée.
 
 
 
Surnommé l’enfer vert, l’océan de verdure ou plus sinistrement l’usine de mort, la forêt de Huertgen fut le théâtre d’une des plus féroces batailles de la seconde guerre entre les forces US et allemandes.
 
 
Etant parti un peu à l’aventure, je n’avais que de maigres informations, en effet la plupart des sites sont en allemand, et ne maîtrisant pas la langue de Goethe, j’avais un peu de mal. Si vous êtes dans le même cas et que vous hésitez à partir visiter la région, peut-être ces quelques renseignements vous seront-ils utiles ?
 
1/    Le voyage commence par le Vogelsang. A quelques kilomètres de Einrhur, Voglesang était une forteresse de béton armé construite dans les années 30 pour élever les junkers. Bâtie sur le flanc d’une colline, "l’ordensburg", comme il était appelé était une "ferme" d’élevage de jeunes nazis, idéal racial qui gouverenerait le monde après la guerre et entièrement éduqué selon la philosophie nazie.
 
Le style architectural et les emblêmes encore présents ne trompent pas sur la destination de cet édifice. L’ensemble est construit en terrase et surplombe le lac d’Urft. Lac artificiel créé par le barage qui retient la rivière Roer et qui était l’objectif de l’offensive à travers la fôret de Huertgen.
 
 
 
 
Vue aérienne du Vogelsang
 
 
Après la guerre l’ensemble fut repris par l’armée anglaise et en 1950 deveint une base militaire belge en Allemagne.
 
La visite est uniquement en Allemand et se fait à 11 heure et 14 heure. Un parking est disponible gratuitement mais à 2 Km de l’entrée. Sinon comptez 3 euros. Vous pouvez également visiter librement, car une série de panneaux explicatifs jalonnent le parcours.
 
 
2/   Après Vogelsang, prenez la direction de Monschau (si vous avez le temps visitez cette ville médiévale très jolie vaut vraiment le détour)
Suivez ensuite la direction Simerath, puis Lamersdorf et ensuite Vossenack. Attention au sortir de Monschau, ouvrez l’oeil car jusque Lamersdorf vous croiserez à plusieurs reprises les fameuses dents de dragon qui couraient tout le long de la ligne siegfried. L’endroit où vous les verrez sans nul doute le mieux c’est à l’entrée du village de Lamersdorf car elles sont complètement déboisées, alors que presque partout ailleurs les bois les cachent. Arrivé à Vossenack juste avant l’entrée du Village, sur la route K36, vous trouverez le mémorial de la 116ème panzer division aussi connue sous le nom de Windhund divisioen de par son emblème, un lévrier.
 
 
Memorial Windhund à Vossenack
 
Bien-sûr il ne faut pas s’attendre à voir des grands centre du souvenir américain, la plupart des sites de souvenir US sont assez discrets mais ils sont bien là.
 
Juste à côté, vous avez un premier cimetière allemand.
 
3/    Entrez dans Vossenack, prenez la dernière route à droite avant de sortir du village, continuez une petit Km, direction de la piscine, et vous arrivez sur l’unique musée de la région dédié à la seconde guerre. L’entrée est très démocratique (3euros). Le musée présente une belle collection de matériel retrouvé sur place, de nombreuses photographies et quelques dioramas de bonne facture dont une cours de ferme et la reproduction du bunker sanitaire situé à Simonkall, un village voisin.
 
Comptez une heure de visite. Uniquement en Allemand, mais le conservateur parle anglais et pourra vous renseigner.
 
Dans la première salle, prenez particulièrement attention à carte située dans le coin gauche, elle comporte tous les points des différents endroits où un mémorial est dressé pour un homme ou une unité.

Vossenack Museum

 

site web du musée : http://www.huertgenwald.de/hwmuseum.html

NB : le bunker sanitaire est visitable sur demande si ouvert.

4/     à la sortie de Vossenack, direction Hurtgen,  vous avez sur votre gauche le second cimetière militaire allemand qui contient outre les tombes militaires, les dépouilles des civils morts après la guerre des suites de blessures avec des munitions non explosées, ainsi que celles des démineurs qui perdirent la vie après la guerre.

5/ Passez le village d’Hurtgen, direction Kleinhau, arrivé à l’entrée du village, prenez la première à gauche continuez une borne, vous arrivez au début de la forêt, là il faut marcher pour se rendre au mémorial de la 4ème DI

6/ Revenez sur vos pas, repassez la grand route et dirigez vous vers Bergstein, une fois dans le village, prenez la première à gauche, direction Burgberg. Le Burgber est une colline, à l’époque désignée Hill 400 qui domine toute la région, les allemands y avaient installé une position d’observation. La colline fut prise par les Rangers du Second bataillon. La montée en touriste est déjà pas mal, alors avec un peu d’imagination, on arrive à se représenter la scène à l’époque

Vue lointaine du Burgberg

Arrivé presque au sommet sur votre droite, arrêtez vous un instant devant une croix. Elle marque l’emplacement d’un homme de la 8ème division d’infanterie tombé là en décembre 44 et dont le corps ne fut découvert qu’en 1988.

7/  Il est temps de rentrer, et au retour c’est l’opportunité de faire un petit arrêt au cimetière américain de Henri-Chapelle.

8/   En reprenant la route vers l’autoroute, à quelques centaines de mètres du cimetière, vous verrez un obélisque marqué du patch au grand un rouge. Arrêtez vous un instant pour un dernier petit hommage à ces hommes dont le chemin qu’ils ont à l’époque parcouru est aujoud’hui jalonné de ces obélisques, depuis la Normandie jusqu’en République Tchèque.

 

Conclusion :

 

Tout ceci devrait vous prendre une bonne journée. Il vous est loisible de vous rendre en forêt pour voir différents bunker, ruines et foxholes, mais un jour ne sera pas suffisant. Je mettrai prohainement une carte de ces bunkers.

 

Côté pratique, si vous désirez rester plus d’un jour, il y a un nombre impressionnant d’hotels dans la région qui est très touristique. (je vous coneille le Jagersruh à Konzen) Munissez vous d’un guide allemand, car peu de personnes parlent français, si vous maîtrisez l’anglais, vous devriez vous en sortir.

Question nourriture, vous trouverez un excellent snack à l’entrée de Lamersdorf.

Comme autre objet d’intérêt si vous y allez en Famille, vous pourrez visiter la rursee, un ensemble de lac crée par le barage sur le roer, Monschau, d’inombrables promenades.

 

Je mettrai très prochainement quelque photos dans l’album photo.

 

 

 

The Great Raid

 

 

The great raid retrace l’histoire du 6ème bataillon de rangers lors de son raid sur le camp de prisonnier près de la ville de Cabanatuan, dans les Philippines.

 

Devant l’avance américaine, le Général Krueger craignait que les Japonais ne liquident les 500 prisonniers de ce camps, comme ce fut le cas par exemple à Palawan, où seulement 11 prisonniers sur les 150 survécurent au massacre en se cachant.

 

Devant ce risque, le Général Krueger fit appel aux deux unités spéciales dont il disposait. Les alamo Scouts (le team Nellist sous les ordres du Lieutenant du même nom)

 

 

et le 6ème bataillon de Rangers . Les Scouts ouvrirent la route aux Rangers qui parcoururent plus de 50 Km derrière les lignes japonaises.

2 groupes de guerieros philippins, sous les ordres des Capitaine Pajota et Joson  placèrent des barrages pour éviter tout renfort vers le camp.

 

Sous les ordres du Colonel MUCCI et du Capitaine Bob Price qui avait conçu l’opération, les rangers prirent le camp d’assaut.

 

Col MUCCI & Cpt  PRICE

 

Ils libérèrent ainsi 511 prisonniers de guerre américains.

 

Le film retrace assez fidèlement l’histoire, l’uniformologie est fort bien respectée, les prisonniers portant des uniformes de début de guerre contrairement aux Rangers qui portent l’HBT modèle 43. Dans la réalité, ce fut même un problème car certains prisonniers, dans la nuit ne connaissant absolument ce genre d’uniforme durent être sortis de forces.

N’oublions pas qu’à l’époque où ils furent fais prisonniers, l’arme de dotation était le Sprignfield M1903 et le casque l’US 17.

 

Enfin, c’est un bon film, certains passages sont assez violents, mais il vaut la peine d’être dans votre vidéothèque.

 

 

Des camps de concentration aux USA

CAMPS DE CONCENTRATION AUX USA

 

 

Le sujet peut paraître étrange. Pourtant, les Etats-Unis d’Amérique ont créé durant la seconde guerre mondiale un ensemble de camps de concentration pour regrouper et détenir les américains d’origine japonaise et les immigrants japonais.

 

Cet état de fait est connu mais on en parle peu. Pourtant le pays des libertés enferma non seulement  des citoyens étrangers qui n’avaient pas obtenu la nationalité, mais également ses propres citoyens, d’ascendance japonaise.

 

Ceci peut choquer, mais pourtant ces camps existèrent. La raison de leur création était essentiellement préventive. Cela signifie que pour éviter le sabotage et l’espionnage, on préféra interner des milliers de familles.

 

Pour rappel, c’est le même principe qui fait que les juifs furent enfermés en Allemagne. Le principe était que, dans l’esprit parano-sociopathe de leurs futurs assassins,les juifs constituaient une menace contre l’état, mieux valait les enfermer avant qu’ils ne passent à l’action. Même s’ils étaient innocents, mieux valait que ces pauvres bougres soient enfermés avant de devenir des criminels. Il en allait de même pour les contestataires, les communistes, les philosophes,… enfin toutes personnes pouvant un jour s’opposer au régime. Du moins, c’est l’argument qui était présenté.

 

Mais là s’arrête la similitude. Si ces américains d’origine japonaise étaient des américains loyaux, enfermés « pour la cause », ils n’eurent pas à supporter ce que les victimes du régime nazi eurent à subir.

 

En effet, le terme « camp de concentration » est depuis la deuxième guerre mondiale, synonyme de massacre, d’holocauste, de bassesse humaine appliquée sur des humains. Aujourd’hui, ce terme évoque inévitablement souffrance et mort à cause de l’industrie meurtrière d’un régime dictatorial administré par l’engeance de l’humanité.

 

Or originellement, le terme concentration n’a rien d’aussi effrayant et péjoratif.

 

Tournons-nous vers le dictionnaire pour une définition précise.

·         La concentration est l’Action de réunir en un centre ou sur un point (idée de direction) ce qui est primitivement dispersé; état de ce qui est ainsi réuni.

·         Camps de concentration : Camps qui, dans certains régimes, servent de lieux de détention des prisonniers de guerre, des adversaires idéologiques ou, parfois même, de populations civiles qui inquiètent ou gênent le pouvoir.

·        

Sous l’Allemagne nazie Synonyme  de camps d’extermination

 

Mindoka relocation center. Un groupe de déplacés devant leur baraque

On le voit donc, la concentration appliquée à une ethnie ou une communauté est l’action de réunir une ensemble de personnes appartenant à un groupe ethnique, géographiquement séparées, en un seul endroit afin de les contrôler. Du moins sous une démocratie. Sous une dictature, les choses tournent beaucoup plus mal.

 

Une preuve s’il en faut que la démocratie, même si elle n’est pas parfaite est un bien meilleur système politique.
Disons que si la démocratie n’est pas le meilleur système de gouvernance, elle est de loin la moins mauvaise.

 

Franklin Delano ROOSEVELT

Mais trêve de tergiversation politico-philosophique et revenons-en à notre sujet car après tout, il s’agit d’une injustice et d’une atteinte à la liberté de citoyens qui n’avaient rien fait, liberté garantie par la constitution. Car même si les occupants de ces centre de relocation (la dénomination officielle était centre de relocation et pas camp de concentration) ne subirent pas de mauvais traitement, si la pratique de leur culte était garantie, si des écoles assuraient l’éducation de leurs enfants, si les soins étaient assurés par des antennes médicales, même si chaque famille avait son propre « logement » (nous le verrons on ne peut pas vraiment appeler sa un logement) … , il s’agit d’une privation de liberté injustifiée, d’un enfermement sous surveillance militaire, entre des barbelés qui causa la banqueroute de plusieurs familles qui n’avaient à ce reprocher que leur ascendance raciale.

 

Affiche avertissant les personnes d’ascendance japonaise de la relocation

Les camps de relocation furent créés par le Président Franklin Delano ROOSEVELT. Le 19 février 1942, il signa l’ordre exécutif n° 9066 qui décrèta que l’Etat-major général peut décréter des zones de restriction où une ethnie ou une communauté pourrait  agir contre des cibles  potentielles, cibles pouvant être espionnées ou sabotées.

 

Par cet acte, il permet de consigner des personnes appartenant à un groupe ethnique pour prévenir tout risque de sabotage et d’espionnage. Cette décision étant prise par les responsables militaires

 

Dans la foulée il signe l’exécutif order n° 9012. Par cet acte, il décrète la création du War Relocation Authority. Une agence civile chargée de gérer la relocation et l’internement des personnes d’ascendance japonaise.

 

Un ordre exécutif est une sorte de mesure d’urgence pour le Président. Prévue dans la constitution, cela existe pour permettre au Président d’assurer la continuation de lois particulières lors d’événements particuliers. Beaucoup critiquent cette possibilité offerte au Président et y voit un trop grand pouvoir.

 

Il y eut bien-sûr de grands opposants à ces actes, et non des moindres, Eleanor Roosevelt elle-même, J. Edgar HOOVER qui n’était pourtant pas un grand défenseur des droits civiques,  Milton S. EISENHOWER, le propre boss du War Relocation Authority. Il écrivit dans une lettre : “when the war is over and we consider calmly this unprecedented migration of 120 000 people, we as Americans are going to regret the unavoidable injustices that we may have done.”

 

Mais rien n’y fit, et ROOSEVELT continua le projet et l’armée, dans l’ouest des USA, décida de déplacer les Japonais vivant sur toute la côte Ouest et en Arizona. (Cfr photo ci-contre : les instructions émanent du commandement militaire de la zone géographique de l’Ouest.)

 

En fait, l’executive order n° 9066 ne concernait pas que les Japonais, il concernait toutes les ethnies

originaires des pays contre lesquels les USA étaient en guerre, y compris les Italiens et les Allemands. Mais vu la proportion de ces communautés dans la population des USA, cel aurait posé un très gros problème. Pour rappel, 40 % de l’armée des USA étaient constituées de personnes d’origines allemands.

 

Le gros  problème pour l’Etat-major américain était une grosse crainte d’une invasion de la côte Ouest par les Japonais. Les différences culturelles, la non compréhension due à la différence de langage créèrent une crainte de collaboration de la population japonaise avec leur pays d’origine au sein des hautes sphères.

 

Il fut donc décidé de restreindre l’accès à tous les états de l’ouest et à l’Arizona du Sud aux personnes d’ascendance japonaise.

 

10 sites furent choisis pour implanter les centres de relocation pour Japonais évacués :

·        

Gila River, Arizona

·         Granada, colorado

·         Heart Mountain, Wyoming

·         Jerome, Arkansas

·         Manzanar, Californie

·         Mindoka, Idaho

·         Poston, Arizona

·        

Topaz, Utah

·         Tule Lake, Californie

·         Et Rohwer, Arkansas.

 

 

Centre de relocation de Gila River

Il faut bien comprendre que les mesures prises sont 1/  la restriction de certaines zones pour une catégorie de personne et 2/ leur évacuation et leur prise en charge si ces personnes ne migraient pas vers des zones non restrictives. Les personnes évacuées avaient donc la possibilité de s’installer dans les états du centre ou de l’Est des USA.

 

Cependant peu d’entre eux avaient la possibilité de migrer vers cette région, aucune connaissance, peu de moyens, crainte d’être isolés… Certains après avoir choisi cette option préférèrent même revenir vers les centres après avoir été malmenés par des américains n’acceptant pas la présence de Japonais.

 

Le nombre de personnes déplacées varie selon les sources entre 110.000 et 140.000 personnes. Nous retiendrons le chiffre de 120.00 qui est le plus souvent cité dans la littérature et par Milton EISENHOWER lui-même dans l’extrait de sa lettre ci-dessus.

 

62% des évacués étaient des Nisei, des américains d’origine Japonaise de seconde génération, et des Sansei, des américano-japonais de troisième génération. Ces personnes étaient donc nées aux USA et avaient la nationalité américaine. Les 38% restant étaient Issei, des japonais de 1ère génération ayant obtenu la nationalité américaine et les des Japonais résidents aux USA mais n’ayant pas obtenu la nationalité.

 

Centre de relocation de Jerome, Arkansas

Il est important à ce stade de faire une distinction entre ces personnes évacuées et les Japonais vivant aux USA n’ayant pas obtenu la nationalité américaine et reconnus coupable (après un jugement) d’activités dangereuses pour la sécurité de l’état. Ces derniers étaient internés dans des centre ne  dépendant pas du WRA mais du Département de la Justice. Leur statut n’était pas le même puisqu’ils étaient prisonniers.

 

De même, les américains d’origine japonaise, ou quelque soit leur origine d’ailleurs, étaient traduits devant un tribunal, et jugés pour traîtrise.

Nous voyons donc que les évacués d’origine japonaise vers les centres de relocation n’avaient commis comme unique faute,  que d’avoir un ascendant japonais.

 

Les centres de relocation étaient donc sous administration publique, sous le contrôle du War Relocation Authority. Cette administration était responsable de procurer aux personnes évacuées tout ce dont elles avaient besoin .

 

L’extérieur du centre était quant à lui gardé par un détachement de police militaire. Ce détachement pouvait être appelé à l’intérieur du camp en cas de besoin, mais sans appel du responsable interne du camp, il ne pouvait y entrer.

 

Exhibition de baseball pro à Lake Tule

Les évacués ne pouvaient sortir du camp sauf autorisation, par exemple pour se rendre au travail. En effet, le WRA fournissait du travail en dehors des camps, dans des villes proches, dans des usines ou autre. Des entreprises vinrent s’installer dans ou à proximité des centres de relocation et fournirent de l’emploi aux évacués.

 

Evacués servant comme pompier au centre de Poston. Ils examinent des extincteurs de provenance militaire

Les évacués eurent l’occasion également de trouver de l’emploi au sein de l’administration des centres en fonction de leur compétence, entretien des baraquements, réfection des routes, plomberie. Il y a d’autres exemples, dans les services médicaux, le service d’incendie (voir photo), et même dans la police. Nous l’avons vu, l’enceinte était gardée par l’armée mais la sécurité intérieure était assurée par des évacués entrant dans les forces de l’ordre (leur chef restait cependant un blanc). Les salaires étaient les suivants, par semaine, un apprenti gagnait 12$, un employé 16$ et une personne à responsabilité ou ayant un travail pénible 19$. Ce n’était pas une fortune.

 

De même, des magasins privés s’installèrent dans l’enceinte des centres, les évacués y trouvèrent bien-sûr de l’emploi, mais aussi des fournitures que le WRA ne fournissait pas. En effet le WRA fournissait 3 repas par jour par personne. L’armée fournit des biens comme des couvertures et chaque camp disposait d’un centre de la croix rouge pour venir en aide à ceux qui le demandaient.

 

En plus de cela, le WRA devait assurer un enseignement secondaire conforme aux standards en vigueur à l’époque. Pour faire des études supérieures, les jeunes pouvaient quitter le camp mais pour étudier dans des zones non restreintes. Le WRA fournissait également des soins médicaux équivalant à ce qui se trouvait ailleurs aux USA

 

En plus de tout cela, des loisirs étaient organisés. L’un des sports les plus pratiqués fut le Basket, nécessitant peu d’infrastructure, ce sport devint vite un rendez-vous dominical pour les évacués.
Des rencontres furent régulièrement organisée contre les équipes scolaires des villes les plus proches. Il y eut même des matchs de baseball d’exhibition  par des équipes pro, les Japonais étaient (et sont toujours) de grand fan de baseball.

 

Des infrastructures étaient également développées pour la pratique des cultes. Le plus souvent il s’agissait du culte catholique ou du bouddhisme.

 

Un logement était attribué à chaque famille. Le camp était divisé en bloc de 36 baraques, chaque baraque était divisée par des parois laissant un espace d’un peu moins de 50 m² par famille. Sachant que les familles étaient en moyenne composée de 4 à 6 personnes, ce n’est pas extraordinaire. De plus les parois n’atteignaient pas le faîte du baraquement ce qui ne laissait que peu d’intimité aux gens.
Chaque logement était également pourvu d’un poêle.

 

Les baraquements n’étaient pas équipés en sanitaires. Chaque bloc avaient un mess et des sanitaires commun. Chaque bloc rassemblait en moyenne 250 personnes.

 

Un députation fut mise en place au sein des centres

pour représenter les évacués auprès du WRA.

 

On le voit donc, les conditions de vie de ces personnes étaient loin d’être comparables avec ce que les Allemands appliquèrent comme traitement dans leurs camps d’extermination, ou même de travail.

 

Mais tout n’était pas rose et violette. Il fallait penser à faire des réserves de nourriture continuellement et à ne pas perdre ses biens à l’extérieur du camp.

 

En effet, certains évacués étaient propriétaires, cultivateurs, commerçants. Le WRA les aida à garder leur bien en sous-traitant l’activité commerciale. Tout spécialement pour ceux ayant un rapport avec l’effort de guerre.

 

Mais pour beaucoup, il fallu redémarrer de zéro lorsqu’ils furent relâchés.

 

Accepteriez-vous de tout quitter pour vivre avec votre famille dans 50 m² pour le bien du pays ?

 

442ème RCT Honor Guard

Surtout qu’en l’occurrence, c’est plus par racisme que pour d’autres raisons que les américano-japonais des territoires de l’Ouest furent internés.

442ème RCB Novembre 44

Par exemple, les orphelins, même métisses, furent tous internés, des enfants n’ayant jamais mis les pieds au Japon et n’ayant jamais eu contact avec la culture de ce pays. Dés lors, l’argument comme quoi la dévotion à l’Empereur était enseignée dés le plus jeune âge au Japon, et que les Issei en étaient emprunts et avaient pu communiquer cela aux Nikkei et autres ne tient pas.

 

De même les 140.000 japonais vivant à Hawaï, qui contrairement à la côte Ouest fut attaqué, ne furent jamais ennuyés.

 

Néanmoins, les évacués acceptèrent cette situation avec beaucoup de stoïcisme. Aucun incident de révolte ne fut enregistré. Ils étaient tous soucieux de montrer leur loyauté aux USA.

 

Pour ce faire nombreux furent les jeunes  qui s’engagèrent dans l’US Army. Ils furent regroupés dans le 442ème  regimental combat team. Cet article n’a pas pour but  de parler de ce régiment, mais il me semble indispensable de l’évoquer. Le 442ème fut déployé sur le front européen. Durant son engagement, il devint l’unité la plus décorée de l’armée des USA, avec pas moins de 21 médailles d’honneur, 52 distinguished service cross, 1 distinguished service medal, 560 silver star, 4000 bronze star et …9486 purple heart. L’unité utilisa 314% de son effectif. En faut-il plus pour montrer la détermination de ces hommes ?

 

Pour en revenir aux centres, en juillet 1945, les restrictions géographiques furent levées et les internés purent quitter les camps. On leur donna 25$ et une ticket de train. La majorité retourna dans les zones d’où elles avaient étés exclues.

 

Le Gouverneur du Colorado, Ralph CARR, fut le seul homme politique de l’époque a présenter des excuses officielles aux japonais, et cela lui coûta sa réélection mais la communauté japonaise le salue encore aujourd’hui. Dans les années 60, suivant le mouvement de l’époque, le jeunesse commença à vouloir obtenir des excuses.

 

En 76, le Président Ford déclara que l’internement des Japonais était « mal ». En 83, une commission d’enquête admit que les relocations étaient plus basées sur des préjugés raciaux que sur des besoins militaires.

 

En 88, le Président Reagan octroya 20.000$ de compensation aux survivants à être payés sur 10 ans. Les premiers paiements arrivèrent sous l’administration du Président BUSH (père) accompagné d’une lettre d’excuse du Président.

 

Bibliographie.

 

http://www.mission-base.com/manzanar/history/origins.html

http://en.wikipedia.org/

http://www.cnrtl.fr/lexicographie

http://historymatters.gmu.edu/d/5154/http://www.sfmuseum.org
Bonus La neige tombe sur les Cèdres.

Bastogne 2007

Voici un petit contre rendu de notre sortie à Bastogne

Vendredi: arrivée des trois premiers  David, Vivien et moi. Rien n’était prévu, nous nous sommes donc rendu dans le centre après nous être tranquillement installé. 

Samedi: arrivée de Mathieu, Dany, Damien et Daniel juste à temps pour le départ de la marche vers 10h15. Cette marche nous a mené de Savy à Hemroule, où nous sommes arrivés juste au moment du parachutage, Champs, bivouac dans une prairie le temps de dîner et ensuite direction Withimont et retour Savy. 10 à 12 Km avec de sérieuses côtes, mais une bonne ambiance.

Le soir, un repas nous était servi, un cassoulet, suivi d’une distribution de courrier.

 Le temps de digérer, un jeu de nuit était prévu mais tout le monds n’y participa pas, la marche dans les pattes et le besoin de repos pour la route du lendemain contribua à diminuer les rangs des participants. Cependant les particpants au jeu se sony bien dépensés.pendant ce temps l’harmonie des chasseurs composée d’harmonica prnaient vie. Pour de plus amples renseignements veuillez consulter Damien. 

Dimanche, nous nous sommes rendus au Bois Jacques ou nous avons fait quelques photos. Nous nous sommes ensuite retrouvés sur la place pour manger un morceau avant de partir.

Avant de prendre la route, nous sommes passés au nouveau magasin militaria qui ouvrait ce week-end où nous avons eu la chance de rencontrer 2 vétérans de la easy et un du 321ème FAB.

 

 

Nous avons ensuite repris le chemin du retour.
 
 
Je tiens à remercier David, Danny, Damien, Vivien, Mathieu et Daniel pour ce super week end et la super ambiance.
 
Je tiens également à remercier Hugues de la BRO pour l’organisation.

US SPECIAL FORCES Partie 1

Une fois n’est pas coutume, nous aborderons l’actuel dans cet article.
 
Le sujet étant très vaste, cet article sera publié en plusieurs articles.
 

Les forces spéciales des forces armées américaines

 

United States Special Operations Forces

 

 

Les forces spéciales américaines sont nombreuses.

 

En effet, on en trouve dans l’US Army, l’US Navy, plus récemment dans l’USMC et l’USAF, et même chez les gardes côtes.

 

En fait, les forces spéciales sont issues d’une longue tradition de combat qui remonte bien souvent à la seconde guerre mondiale.

 

Cet article distinguera les différentes unités qui composent les forces spéciales US et un bref aperçu de leur missions respectives.

 

Mais tout d’abord, que sont le forces spéciales ?

 

Les forces spéciales sont par définitions des unités spécialisées dans le combat non-conventionnel et les opérations spéciales. Il s’agit de petites unités d’élite capable d’opérer loin derrière les lignes ennemies afin de mener des opérations de sabotage, de reconnaissance, de contre-insurrection ou d’autres mission. La plupart des membres ayant une expérience intensive du saut en parachute.

 

Nous parlerons donc ici d’unités d’élite, la véritable élite. Pas de compagnies de ligne, ou d’unités de ligne ayant une qualification ou un entraînement faisant de leur unité une unité supérieur mais, sans vouloir retirer à leur mérite, qui n’en reste pas moins une unité conventionnelle. Nous parlerons soldats supérieurement aguerris, car ils réalisent des missions justement non conventionnelles.

 

1.       La création des forces spéciales.

 

La plupart des forces spéciales actuelles trouvent leur source ou sont les héritières d’unités formées ponctuellement, durant un conflit. Une fois le conflit, voire la mission, terminé, le groupe est dissout. Parfois reformé, pour une autre mission, quelque fois sous un nom différent pour des raisons évidentes de sécurité, pour être finalement de nouveau dissout ou être transformé en unité permanente.

 

Cette pratique existe depuis très longtemps, les corps francs de la première guerre, les rangers de la guerre franço-anglaise dans les Amériques,…

 

Beaucoup de ces unités trouvent cependant leurs origines dans des groupes formés lors de la seconde guerre.

 

A titre d’exemple, je citerai la très célèbre First Special Seervice Force qui est à l’origine des Special Forces Group (Bérets verts actuels). Ou encore les Alamo Scouts, une unité de reconnaissance de la 6ème US army dans le pacifique, qui est à l’origine des techniques actuelle de Long Range patrol, et dont les membres sont pour certains à l’origine du 1st Special Forces Group (Béret Verts) dont la zone d’action est le Pacific.

 

Il ne s’agit ici que d’éléments de l’Army, mais il y en a d’autres, dans la Navy par exemple, avec NCDU, Navy Combat Demolition Units, qui sont clairement la base des célèbres SEAL’s. Ces unités avaient pour mission d’ouvrir des brèches dans les obstacles de plage pour faciliter les débarquement.

 

Les Marauders chez les marines, ou leur équivalant dans l’armée, les Merril’s Marauders, du nom de leur officier commandant, qui avaient pour objectif de parcourir des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies pour rejoindre la Birmanie  et prendre l’ennemi par surprise sur ses arrières.

 

On pourrait encore en citer des dizaines, Task Force 11, les underwaters demolition team, les bataillons de rangers, etc.

 

 

 

2.       Commandement des forces spéciales

 

 

Chaque branche des forces armées US ont des forces spéciales. Si l’Army a le plus grand nombre d’unité de forces spéciales, la navy, l’USMC, l’air force, et même les coast guard, ont des unités classées forces spéciales.

 

Chacune de ces branches a un poste de commandement des forces spéciales, chaque poste étant capable de gérer ses propres opérations. Par contre, dés que des unités de diverses branches sont impliquées, c’est le USSOCOM( United States Special Operation COMmand), qui est une sorte de QG interarmes, qui commande les opé. Ce QG chapeaute tous les autres QG propres à chaque branche des forces armées US. L’USSOCOM dispose également d’unité qui sont directement sous son commandement.

 

Voyons plus dans le détail les divers postes de commandement, nous verrons les unités qu’ils ont sous leur commandement plus tard

 

    • USASOC

United States Army Special Operation Command

 

Il s’agit du poste de commandement des opé spéciales de l’US Army dont dépendent les forces spéciales de l’us army.

 

L’us army disposent d’autres unités spéciales mais qui sont directement sous les contrôle du USSOCOM, que nous détailleront plus tard.

 

L’USASOC est dirigée par un Lieutenant General, actuellement le Lieutenant Général Robert WAGNER

 

L’USASOC est basé à Fort Bragg en Caroline du Nord. Créé en 1918, du nom du Général Bragg, héros de la guerre civile.

    • NAVSPECWARCOM

 

United States Naval Special Warfare Command

 

Le commandement des forces spéciales de l’US Navy.

 

Basé à San Diego, à la base navale amphibie de Coronado.

 

Le commandement est attribué à un Rear Admiral

 

    • MARSOC

 

US Marines Corps Special Operations Command

 

Créé en 2005, le corps des marines n’a fourni des unités pour les opérations spéciales qu’assez récemment.

 

Auparavant, le corps des Marines ne désiraient pas fournir ses unités d’élite, notamment les unités de reconnaissance, craignant que cela ne déforce son commandement.

 

Depuis les attaques du 11 septembre 2001, les choses ont évolués et le MARSOC a été placé sous le commandement de l’USSOCOM comme les autres composantes des forces armées US.

 

Le MARSCOC est basé à Camp Lejeune en Caroline du Nord et est dirigé par le Major General Denis J HEJLIK

 

 

    • AFSOC

 

Air Force Special Operations Command.

 

Basé à Hulburt Field, Floride, le AFSOC est commandé par le Lieutenant General  Michael WOOLEY

 

 

    • USSOCOM

 

United States Special Operations COMmand

 

C’est le quartier général des opé spéciales des forces armées US.

 

L’USSOCOM est basé à  la base aérienne de MacDill à Tampa, Floride et est dirigé par l’Amiral Eric OLSON. Depuis sa création, l’USSOCOM a été dirigé par 6 Généraux (US Army), 2 Amiraux (US Navy) et 1 Général  (US Air Force). Les Marines n’ayant intégré les forces spéciales que très récemment, aucun officier du corps des Marines n’a jamais dirigé l’USSOCOM

 

L’USSOCOM chapeaute et intègre tous les commandements que nous avons vu précédemment. Chacun de ces commandements est capable de diriger sa propre opération, sous l’égide de l’USSOCOM, mais dés que diverses branches sont mobilisées, ce qui est très souvent le cas, l’USSOCOM dirige les opérations, les commandement inférieurs conservant leur rôle administratif et logistique.

 

Au sein de l’USSOCOM, on trouve le Joint Special Operation Command (JSOC) qui est un commandement particulier, ayant des unités de manière plus ou moins permanente à sa disposition et dont l’activité première serait le contre-terrorisme.

Nous verrons ces unités dans le point suivant.

 

3.       Unité des forces spéciales.

 

Dans cette partie, nous verrons les différentes unités qui constituent l’ensemble des forces spéciales américaines.

 

Elles seront présentées par branches de service, army, navy, air force, us marine corps et coast guard.

 

Le corps des marines américains USMC

Voici la première partie d’un article que j’ai écrit il y a peu pour la revue de mon club.

Qui sont les marines ?

Ce terme semble parfois mystérieux ou tout au moins incompris.
En effet, il n’est pas rare d’entendre ce mot utilisé à mauvais escient, ou ne pas l’entendre alors que ce devrait être le cas.

Par exemple, encore récemment, je voyais des images des combats en Irak, et le commentateur belge disait que les marines livraient de durs combats. Les images montraient des hommes de la 1ère division d’infanterie, autrement dit de l’armée. une autre fois ce fut l’inverse.

Ce genre de méprise n’est pas rare. Pour le grand public, européen, les marines sont souvent cofondus avec les soldats.

Qui sont-ils les uns par rapport aux autres ?

Les «marines» sont-ils dans la marine (us navy) ?

Dans l’armée de terre ? Comment se fait-il que les marines aient des avions ? Ont-ils des ramifications dans l’air force ?… Des questions de ce type sont courantes sur les forum qui traîtent des forces armées américaines.

La réponse est pourtant simple, les marines ne sont rien de tout ça !

Ils ne sont ni dans l’armée de terre, ni dans l’aviation, ni même dans la navy.

Et pourtant, ils naviguent sur les mers, combattent à terre, et pour certains pilotent des avions.

En fait, cette confusion chez les européens, et plus particulièrement chez les francophones, vient de la traduction que l’on fait des termes militaires amércains.

Ainsi chez nous, le terme «armée» dans sa généralité, englobe toutes les composantes militaires. A savoir pour la Belgique, l’armée de terre, la marine Royale , l’armée de l’air et la composante médicale.

Le mot «army», aux USA, signifie armée de terre, et pas l’armée dans son ensemble.

En effet, l’ensemble des composantes est appelé US armed forces.
Ces différentes composantes sont (l’ordre n’est absolument pas une marque d’importance ou de subordination):
- l’US army : armée de terre,
- l’US navy : la marine,
- l’USMC : l’US Marine Corps, corps des marines,
- l’USAF : US Air Force, l’armée de l’air, créée en 1947, auparavant elle était intégrée à l’US army
- l’USCG : US Coast Guard, les gardes côtes.

Nous voyons donc que le corps des marines est une composante à part entière des forces armées américaines, au même titre que l’armée de terre, que l’aviation ou même que la marine.

Une autre source de confusion linguistique, est le terme anglais «marine» en lui-même. En français, ce mot désigne la composante navale.
Sa traduction en français serait plutôt :
infanterie de marine

Par cette traduction, nous touchons à la mission profonde du corps des marines.

Le rôle de l’infanterie de marine étant – de par sa mission – tellement lié à la navy, la confusion n’en est que plus grande. De plus, la navy, l’USMC et l’USCG sont tout trois regroupés sous la houlette du Secrétaire d’Etat à la Marine, alors que l’army et l’USAF ont leur propre Secrétaire d’Etat

Pour illustrer ce lien, je reprendrai les termes d’un marine de mes amis «J’adore la navy, ils nous mènent en bateau partout où on doit se battre !»

La distinction faite et le Corps replacé dans l’organigramme des forces armées US, je vous propose un petit historique du corps des marines.

Bien-sûr, un article ne peut être que des plus réducteurs, ceci nécessiterait une encyclopédie en 30 volumes, mais cela nous permettra d’apprécier l’engagement du corps, quelques unes de ses traditions et pourquoi il est aujourd’hui devenu un mythe.

1. LA NAISSANCE DES MARINES

Toute nation ayant une armée développée possède des fusiliers marins. Si l’organisation est différente et si les conflits modernes les ont amenés à être différents de par leur implication dans les dits conflits, à la base, ils ont tous une mission similaire. A savoir : combattre sur des navires.

En fait le concept n’est pas nouveau, il remonte même à la nuit des temps. Depuis que les hommes naviguent, et depuis qu’ils se battent sur les mers.

Si en jouant au Trivial Pursuit, une question vous demande ce que les marins phéniciens de l’antiquité ont apporté au monde ? Ne répondez pas l’alphabet. Répondez les Marines !

En effet, ces commerçants navigateurs qui commerçaient sur tout le pourtour méditerranéen dés 3000 ans av. JC avaient déjà créé les marines. Ou en tout cas leur équivalant antique.

Leurs navires étaient dotés d’un contingent de quelques hommes dont le talent était le combat, et pas la navigation.
Si les marins combattaient également, ces «marines» étaient la première ligne d’attaque, ou de défense. Ils étaient des professionnels du combat avant tout. Les matelots des proffessionnels de la mer avant tout.

C’est exactement dans cet esprit que les premiers marines furent recrutés.

C’est en s’inspirant des Royal Marines anglais que les USA naissant créèrent leurs US marines.

La plupart des nations importantes étaient déjà dotées de telles unités. L’Espagne avaient créé son infanteria de marina en 1537,leur nom était Compagnies Des Vielles Mers de Naples ; Le Portugal en 1621 avec le Régiment Maritime de la Couronne du Portugal ; la France en 1622 avec les Compagnies Ordinaires de la Mer, fondée par Richelieu

Les premiers marines anglais portaient le nom de Régiment Maritime à Pied du Duc d’York et d’Albany, régiment fondé en 1664.

Avec la guerre d’indépendance, les USA se munirent d’hommes dont la mission étaient de défendre leur flotte contre les abordages anglais et aborder les bâtiments ennemis.
Ainsi, des unités furent créées de manière désordonnée, souvent à l’initiative d’officiers de la navy.

Le 10 novembre 1775, est la date d’anniversaire du Corps des Marines. C’est à cette date que le congrés constituera 2 bataillons de «Continental» Marines pour servir comme infanterie embarquée à bord des bâtiments de la flotte.

Un homme, Samuel Nicholas fut promu au rang de Major, et commença à recruter des marines dans une taverne de Philadelphie, alors capitale des séparatistes. Le prorpiétaire de la Taverne, Robert Mullan deviendra Capitaine

La plupart des Marines d’alors devaient être des marins afin de pouvoir servir en tant que tel sur les navires sur lesquels ils étaient placés en plus de leur mission de combat

La première véritable mission d’envergure impliquant des marines eu lieu le 1er mars 1776 sous les ordres de Nicholas.

230 marines et 50 matelots débarquèrent sur l’île de New-providence avec pour mission de capturer un important dépôt de munitions.

Je vous passe les détails, et bien qu’une grande partie de la poudre fut évacuée par les anglais, les marines capturèrent 103 pièces d’artillerie et suffisemment de poudre pour les utiliser.

C’est le premier fait d’arme des marines lors de la guerre d’indépendance.

Il y en eu biens d’autres dont voici quelques uns des principaux.

En 1776, 4 nouvelles compagnies furent créées enplus des 5 déjà existantes afin de pourvoir en effectif à 4 nouvelles frégates en construction.

L’ordre parvint aux marines de se mettre sous les ordres de Washington afin de le renforcer pour lutter contre les anglais qui remontaient à travers le New-Jersey.

Il arrivèrent trop tard pour se joindre à la bataille de Trenton mais participèrent à la bataille la libération de Princetown.

Après cette bataille les marines furent replacés à bord de différents navires.

Pendant longtemps, on pensa que leur commandant, Nicholas, fut astreint aux nombreuses tâches administratives qui surviennet lorsqu’une unité est dispérsée de la sorte. On le crut pendant 175 ans, mais il n’en est rien. En fait, on lui confia une mission de la plus haute importance, faire transiter depuis Boston jusque Philadelphie un somme d’argent importante. Argent avancé par les Français pour créer la North America Bank, équivalant de la 1ère banque nationale américaine. Ce qui permit de continuer à financer la guerre.

Un contingent de 300 Marines, provenant de 4 navires fédéraux, renforça 900 miliciens du Massachusetts lors d’une éxpédition contre une base navale fortifiée, mais même si les marines se comportèrent admirablement sous le feu, emmenant les miliciens à leur suite, ce fut un échec cuisant. Entre autre à cause de querelles entre les officiers de la flotte et ceux de la Milice.

La dernière opération en tant qu’unité fut le débarquement et la défense de Charlestown, sous les ordres du généla Lincoln.

La ville résista trois mois et tomba le 11 mai 1780

Les marines furent ensuite réembarqués en plus petites unités sur des navires. Le principal de leur engagement fut en mer, contre les équipages de corsaires anglais et de Royal Marines.

Dans le cadre de ces engagements, je me contenterai de citer les hommes qui servirent sous le commandement de John Paul Jones, un officier de la Continental navy qui partit pour la France avant même le traîté d’alliance franco-américain.

Il agit, entre autre, au départ de Brest dans la manche, la mer du Nord, la mer d’Irlande et conduit même 2 raids avec ses marines sur le sol anglais.

Les marines de Jones n’étaient pas tous américains, au contraire la plupart avaient été recrutés dans les ports français.

Le conflit prit fin en 1783.

Les Etats-Unis nouvellement formés, ayant besoin de fonds pour reconstruire les dommages subits durant la guerre, vendirent leur flotte.

La garde des côtes fut le plus souvent assurée par les «navy» d’état, équivalant maritime des milices que chaque état avaient formés, et qui avaient à leur bord leur propres unités d’infanterie embarquée.

L’UNIFORME

Comme pour l’armée continentale et la navy continentale, l’uniforme des marines fit l’objet de «regulations» précises.

La tenue des hommes de troupe est la suivante.

La tunique était verte, à boutons d’étains avec des parements blancs, une chemise verte et un gilet blanc.
Une boutonière rouge pour les sous-officiers.
Des pantalons blancs, des bas de laines blancs jusqu’aux genous, éventuellement guêtres noires.

Un petit chapeau rond noir avec liseret blanc, dont un bord est recourbé.

Des chaussures noires

L’engagé devait fournir lui même une besace blanche, une musette à munition en cuir noir et une gourde en bois, bleue ou au aux bords peints en rouge avec une ancre peinte sur le centre.

L’armement était un fusil français Charlevill ou anglais de prise, Brown Bess. Le mousquet devait être équipé d’une sangle blanche uniquement, à défaut pas de sangle. Une baillonette et un sabre d’infanterie britanique pour l’abordage.

Un outil, pelle, hache, pioche,…

Les officiers avaient une tenue assez semblables.

Les différences notables sont des boutons d’argent, une épaulette d’argent (sur l’épaule droite), un passpoil vert sur le pantalon Guêtres noires obligatoires

Les officiers étaient libres du choix de leur épée.

Dans la pratique, beaucoup d’hommes n’eurent pas cet uniforme. Les officiers se le faisaient faire sur mesure, mais les hommes de troupes qui n’eurent pas la chance de le toucher n’avaient pas toujours les moyens de se le faire fabriquer. Tout au moins dans les premières heures de la guerre.

Par exemple, les marines qui servaient sur les bateau de Johne Paul Jones furent vêtus de tuniques rouges prises aux Anglais.

Il en va de même avec l’armement. Certains rapport font état de marines qui se battaient avec des pics, et même certains avec des tomahawks.

La deuxième partie traitera de l’évolution du corps jusqu’à la première guerre,

La troisième et dernière partie traitera de la seconde guerre mondiale.

Source:

Les marines américains Par les Lt Col PIERCE et ROUGH Ed Alsacia Paris
Uniformes et équipement de l’USMC par B Alberti et L Pradier
warrior culture of the US marines M Studey Ed HP
http://fr.wikipedia.org/wiki/US_Marine_Corps
http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Air_Force
http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Secretary_of_the_Air_Force
http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Department_of_Defense
http://www.pheniciens.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9niciens
http://eu.art.com/
http://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_Marines#History
http://en.wikipedia.org/wiki/Portuguese_Marines
http://en.wikipedia.org/wiki/French_Marines#History
http://fr.wikipedia.org/wiki/US_Marine_Corps
http://www.acidus.com/Continental_Marines.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Nassau
http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_United_States_Marine_Corps
http://marine76.8m.com/
http://members.tripod.com/~DARTO/usmchistory.html
http://en.wikipedia.org/wiki/First_Barbary_War
http://members.aol.com/fknitis/ContMar/framepage.html

D-DAY NORMANDIE 2007

NORMANDIE 2007
 
Notre groupe sera présent cette année encore en Normandie.
 
Nous serons quelques uns à faire le déplacement du 2 au 7 juin.
 
Nous serons à Surrain, proche de la localité de Colleville-sur-Mer.
 
Nous particperons à la marche des paras le 3 juin, nous ferons des shooting photo, profiterons de l’occasion pour visiter quelques musées, et participerons à des cérémonies de commémoration et prise d’arme.
 
Le 6 juin, nous serons sur la plage d’Omaha Beach, secteur de la première division dés 06h30 du matin. N’hésitez pas à venir nous rencontrer.
 
Ou sur notre site www.bigredone.be
 
Ci-dessous quelques photos de l’édition 2006
 
 

Film reconsitution Training day

Bonjour,

 
Voici une vidéo qu’on a tourné lors d’un petit WE sympa.
 
Désolé, elle est en 4 parties car le fichier est trop lourd pour le mettre sur you tube en une seule fois.
 
Amicalement
 
Part 1
 

 
Part 2
 
 
Part 3
 
 
Part 4
 
 
 
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